Mélanie Lelièvre, EPEI – Facilitatrice pédagogique, CEF

Selon les spécialistes des sciences de la Terre, les enjeux environnementaux interconnectés, comme le changement climatique, les extinctions massives d’espèces, l’acidification des océans et les niveaux dangereux d’émissions de déchets sont essentiellement causés par l’activité humaine.


(Carson, 1962; Crutzen, 2002; Steffen, Crutzen et McNeill, 2007)

Quelle est ta relation avec la Terre et ceux qui y habitent?

Vois-tu les êtres humains comme des êtres séparés de la nature?

As-tu la croyance que les êtres humains sont plus importants que la nature?

Plutôt que d’enseigner aux enfants à “protéger” la Terre, nous devons reconnaître qu’ils y sont déjà profondément attachés.

Par exemple : Le fonctionnement de la respiration est dépendant des mécanismes hors de notre corps. Sans l’oxygène fourni par les arbres et les océans, nos systèmes internes qui nous permettent de respirer ne fonctionneraient pas. Cela dit, est-ce que c’est notre responsabilité de protéger l’air de notre planète?

Comment sommes-nous profondément attachés à la Terre?

As-tu déjà pensé au travail des abeilles? Elles ont une mission importante que nous devons valoriser, la pollinisation des plantes. En se promenant de fleur en fleur, les abeilles se frottent aux étamines et récoltent le pollen. Sans le vouloir, elles vont le transporter vers d’autres fleurs et y déposent le pollen. Les abeilles sont parmi les insectes pollinisateurs les plus efficaces. Sans elles, nous n’aurions ni fruits, ni légumes pour nous nourrir et notre monde serait moins varié et moins coloré. Elles contribuent à maintenir la variété naturelle de tout l’écosystème.

Petit comme une abeille et grand comme l’océan, chacun à sa place sur Terre. L’essentiel que nous fournit l’océan n’est pas visible. La moitié de l’oxygène que nous respirons provient de l’océan, sans oublier que l’océan absorbe une partie importante du dioxyde de carbone que nous émettons. 

L’océan joue un rôle fondamental dans la régulation du climat mondial: il échange de la chaleur et des gaz avec l’atmosphère grâce aux courants et aux vents qui balaient la surface de la mer.

Au-delà des changements climatiques, en laissant les écosystèmes marins se détériorer, nous mettons en péril la vie des humains, ce qui revient à détruire l’avenir économique des communautés côtières.

Le sort de l’océan est entre les mains de l’humanité et le sort de l’humanité est aussi entre les mains de l’océan.

Nicolas Hulot
Plage rocailleuse
Photographie: Mélanie Lelièvre

Pour protéger nos abeilles et nos océans, nous devons demeurer conscients de notre production de déchets. Réduire sa propre production de déchets est une mesure durable et observable qui se fait une étape à la fois.

As-tu déjà pris le temps de réfléchir à ta production de déchets?

En es-tu conscient quotidiennement?

Voici quelques moyens que j’utilise pour diminuer ma production de déchets :

  • J’apporte ma propre tasse de café lorsque je voyage;
  • J’ai une bouteille d’eau réutilisable et non les bouteilles en plastique jetable;
  • L’emballage que j’utilise pour les cadeaux de fête est soit du tissu, soit un sac en tissu réutilisable ou simplement des cadeaux non emballés;
  • J’utilise des emballages en coton ciré pour remplacer la pellicule en plastique traditionnelle avec les aliments;
  • J’utilise des ustensiles lavables et non en plastique;
  • J’ai appris à faire du nettoyant tout-usage et je réutilise mes bouteilles. Incroyable ce que le vinaigre peut faire!
  • J’évite d’utiliser des petits brillants (« glitter »). Ceux-ci contiennent des microparticules de plastique;
  • J’évite l’achat de produits emballés individuellement, je prends les grands formats et je divise les portions chez moi avec mes plats réutilisables;
  • J’achète des produits locaux.

Je ne prétends pas servir d’exemple, mais je tente de faire des efforts continus. 

Nous n’avons pas besoin d’une poignée de personnes qui font zéro déchet à la perfection, nous avons besoin de millions de personnes qui le font imparfaitement.

Auteur inconnu

Si nous sommes des modèles pour les enfants, que faisons-nous pour être des modèles environnementaux?

Nous cohabitons la terre avec d’autres humains et des non-humains.

Lorsque je vois une petite fourmi ou une araignée, je dois admettre que, parfois j’ai peur. Auparavant, ma peur aurait pris le dessus et j’aurais tué la « bibitte ». Maintenant, j’ai la croyance que les grandes créatures doivent s’occuper des petites créatures, alors, je prends conscience de ma peur et j’ai du respect pour l’insecte et sa protection. En gardant en tête le fondement du bien-être, j’assume la responsabilité de prendre soin des autres, qu’ils soient humains ou non-humains.

Comment favoriser chez les enfants l’établissement de liens avec le monde qui les entoure?

Le document “Penser sentir agir, Valoriser l’enfant durant la moyenne enfance, La pédagogie à l’heure du changement climatique : combler l’écart entre la nature et la culture” nous invite à avoir une réflexion critique sur ce que pourrait signifier « donner l’occasion aux enfants d’explorer et de respecter leur environnement naturel et d’interagir avec lui. » Fondé sur les recherches actuelles, ce sommaire présente de nouvelles façons de « penser et d’appréhender l’entrelacement de l’existence humaine et non humaine dans le monde. » Tu trouveras le document dans la section ressources du portail.

Je t’invite à réfléchir, seul et collaborativement, à la question suivante :

Que peux-tu mettre en place aujourd’hui pour contribuer à la survie d’un écosystème en santé?

Dessin au crayon d'une fleur avec le message "Soyons de meilleurs humains"
Dessin de Mélanie Lelièvre